Histoire naturelle de l’urbanisation, Lewis Mumford, PUF.
11 x 18 cm, 128 p., 9 euros.
Thierry Paquot introduit et commente avec érudition ce petit texte (50 pages) de Mumford, inédit en français. Il s’agit de sa contribution à un congrès de 1955 sur « Le rôle de l’homme dans l’évolution de la face du monde »… sujet qui ne fait que gagner en actualité. Parcourant d’un pas alerte et très accessible son sujet, depuis le néolithique jusqu’au milieu du XXe siècle, celui qui se considérait comme « un autodidacte généraliste » fait preuve d’une approche écologique au sens large, où les questions agricole et alimentaire ont déjà toute leur place. Sa défiance vis-à-vis des villes industrielles dysfonctionnelles annonce les thèses du biorégionalisme. En somme, avec soixante-dix ans d’avance, Mumford parle des villes actuelles et de l’aporie qui les guette.