Au risque de se répéter, les économies d’énergie restent une priorité pour les collectivités. Il semblerait que les maîtres d’ouvrage, à la fois plus conscients des enjeux de l’éclairage et connaissant mieux les outils à leur disposition, s’engagent davantage dans des mises en lumière chaleureuses, adaptées et adaptables aux usages. Même si l’extinction de l’éclairage public nocturne est encore pratiquée par endroits, elle concerne surtout les installations anciennes, en attente de remplacement par un système led et dont les consommations tout comme la maintenance représentent des coûts élevés. S’ajoutent désormais à la performance des leds des dispositifs qui permettent d’abaisser les intensités grâce à la programmation ou à la détection, de changer la température de couleur au cours de la soirée, voire de créer des lumières festives. La préservation de l’environnement concerne également les produits eux-mêmes : les luminaires, plus petits, utilisent moins de matière sont constitués de matériaux durables, recyclés et recyclables ; l’éclairage solaire se développe, en particulier dans les parcs et jardins. Et, surtout, l’humain se trouve au cœur des préoccupations : les optiques sont conçues pour optimiser le confort visuel, les luminaires disposés pour apporter la lumière seulement là où il faut ; l’expertise des concepteurs lumière est de plus en plus souvent prise en compte, même si elle n’est pas encore systématique. Les exemples des agences Les éclaireurs, Coup d’éclat et Les Éclairagistes Associés montrent que l’éclairage se déploie pour mieux s’adapter au projet : sur le pont Simone-Veil à Bordeaux, il accompagne toutes les voies de circulation et s’escamote afin de laisser la place à la fête ; à Clamart, il souligne, il balise, il guide, toujours au service des usagers ; à Saint-Ouen, il apaise, rassure, renouvelle l’ambiance des espaces publics pour le plus grand plaisir des passants.