n°322 - décembre 2024/janvier 2025

  • Anime Architecture et Tokyo, Naissance d’une ville moderne

    Anime Architecture, Stefan Riekeles, Mana Books, 22 x 28 cm, 256 p., 34,90 euros.
    Tokyo, Naissance d’une ville moderne, Estampes des années 1920-1930 du Edo-Tokyo Museum, Catalogue de l’exposition, Éditions Gourcuff Gradenigo-MCJP, 22 x 28 cm, 176 p., 28 euros.
     
  • Apprendre de l’informel. Pratiques architecturales dans la ville méditerranéenne, Virginie Picon-Lefebvre et Mazen Haïdar (dir.), SilvanaEditoriale/ENSA Paris-Belleville

    Apprendre de l’informel. Pratiques architecturales dans la ville méditerranéenne, Virginie Picon-Lefebvre et Mazen Haïdar (dir.), SilvanaEditoriale/ENSA Paris-Belleville, bilingue français-anglais.
    17 x 24 cm, 200 p., 22,50 euros.
  • Archistoria, une histoire de l’architecture, Magdalena Jelenska (textes), Studio Acapulco (dessins), Éditions Parenthèses

    Archistoria, une histoire de l’architecture, Magdalena Jelenska (textes), Studio Acapulco (dessins), Éditions Parenthèses.

    24 x 33 cm, 96 p., 26 euros.
  • Au-delà d’une simple rénovation thermique La Cité universitaire Chanzy, Nantes

    En raison du dénigrement dont il est l’objet et de ses faibles performances énergétiques, le patrimoine ordinaire des années 1960 est souvent condamné à la démolition. À Nantes, Guinée*Potin a mené la rénovation thermique de la Cité universitaire Chanzy avec une proposition qui améliore le confort et les usages tout en augmentant substantiellement le nombre de logements.

  • Au-delà d’une simple rénovation thermique La Cité universitaire Chanzy, Nantes

    En raison du dénigrement dont il est l’objet et de ses faibles performances énergétiques, le patrimoine ordinaire des années 1960 est souvent condamné à la démolition. À Nantes, Guinée*Potin a mené la rénovation thermique de la Cité universitaire Chanzy avec une proposition qui améliore le confort et les usages tout en augmentant substantiellement le nombre de logements.

  • Béton, Enquête en sables mouvants, Alia Bengana, Claude Baechtold, Antoine Maréchal (dessin), La Cité graphique

    Béton, Enquête en sables mouvants, Alia Bengana, Claude Baechtold, Antoine Maréchal (dessin), La Cité graphique.
    19 x 25 cm, 160 p., 24 euros.
  • Ce chantier-là, Emmanuelle Patte (texte), Bernard Vaillant (photos), Méandre ETC

    Ce chantier-là, Emmanuelle Patte (texte), Bernard Vaillant (photos), Méandre ETC.
    24 x 16 cm, 400 p., 35 euros.
  • Ce que l’architecture fait à l’écologie, sous la direction de Valéry Didelon, éditions deux-cent-cinq

    Ce que l’architecture fait à l’écologie, sous la direction de Valéry Didelon, éditions deux-cent-cinq.
    16 x 23 cm, 160 p., 22 euros.
  • Chronique d’un concours ordinaire à Tourcoing

    L’Atelier Hart Berteloot s’est vu refuser le versement d’une indemnité de concours, au motif qu’il avait jugé pertinente la réutilisation d’un bâtiment existant sur un site destiné à accueillir un groupe scolaire à Tourcoing. Lui opposant une fin de non-recevoir, la Métropole européenne de Lille (MEL), maître d’ouvrage, n’a pas jugé bon d’examiner son offre. Une attitude incompréhensible et inique à l’égard d’une proposition aussi vertueuse qu’économe.

  • CLASSEMENT PAR CHIFFRE D’AFFAIRES DES AGENCES D’ARCHITECTURE FRANÇAISES (AU CA SUPÉRIEUR À 1 MILLION D’EUROS)

    Chaque année, d’a publie un classement des agences d’architecture par chiffre d’affaires. Celui-ci repose uniquement sur des données financières factuelles. Figurent dans ce classement les architectes ayant réalisé un chiffre d’affaires supérieur à 1 million d’euros en 2023 et nous ayant transmis leurs informations.
     
    Ce numéro de fin d’année est également l’occasion de passer en revue les conclusions de l’Observatoire de la profession d’architecte Archigraphie 2024-2026, réalisée par le Conseil national de l’Ordre des architectes, avec Olivier Celnik, élu au CNOA et pilote de l’enquête au sein du groupe de travail Archigraphie.
  • Comment devient-on architecte ? Paul Chemetov

    Comment devient-on architecte ? Paul Chemetov.
    16 x 24 cm, 128 p., Parenthèses, 22 euros.
  • Compulsion, François Schuiten (dessin), Adam Roberts (scénario), Dargaud

    Compulsion, François Schuiten (dessin), Adam Roberts (scénario), Dargaud.
    24 x 34 cm, 128 p., 35 euros.
  • De l’invention en architecture, Initier, situer, durer. Stéphane Bonzani, préface de Pierre Caye et postface de Chris Younès, Éditions deux-cent-cinq

    De l’invention en architecture, Initier, situer, durer. Stéphane Bonzani, préface de Pierre Caye et postface de Chris Younès, Éditions deux-cent-cinq.
    23 x 16 cm, 360 p., 28 euros
  • Éclairer selon les usages

    Au risque de se répéter, les économies d’énergie restent une priorité pour les collectivités. Il semblerait que les maîtres d’ouvrage, à la fois plus conscients des enjeux de l’éclairage et connaissant mieux les outils à leur disposition, s’engagent davantage dans des mises en lumière chaleureuses, adaptées et adaptables aux usages. Même si l’extinction de l’éclairage public nocturne est encore pratiquée par endroits, elle concerne surtout les installations anciennes, en attente de remplacement par un système led et dont les consommations tout comme la maintenance représentent des coûts élevés. S’ajoutent désormais à la performance des leds des dispositifs qui permettent d’abaisser les intensités grâce à la programmation ou à la détection, de changer la température de couleur au cours de la soirée, voire de créer des lumières festives. La préservation de l’environnement concerne également les produits eux-mêmes : les luminaires, plus petits, utilisent moins de matière sont constitués de matériaux durables, recyclés et recyclables ; l’éclairage solaire se développe, en particulier dans les parcs et jardins. Et, surtout, l’humain se trouve au cœur des préoccupations : les optiques sont conçues pour optimiser le confort visuel, les luminaires disposés pour apporter la lumière seulement là où il faut ; l’expertise des concepteurs lumière est de plus en plus souvent prise en compte, même si elle n’est pas encore systématique. Les exemples des agences Les éclaireurs, Coup d’éclat et Les Éclairagistes Associés montrent que l’éclairage se déploie pour mieux s’adapter au projet : sur le pont Simone-Veil à Bordeaux, il accompagne toutes les voies de circulation et s’escamote afin de laisser la place à la fête ; à Clamart, il souligne, il balise, il guide, toujours au service des usagers ; à Saint-Ouen, il apaise, rassure, renouvelle l’ambiance des espaces publics pour le plus grand plaisir des passants.

  • Face à son obsolescence, trois scénarios pour l’architecture

    Dans l’ouvrage stimulant qu’il vient de publier, Décoloniser l’architecture, Mathias Rollot prend une position critique très militante envers une société qu’il voit sous l’emprise d’un ultralibéralisme destructeur, raciste et qu’il faudrait décoloniser. Face au risque d’obsolescence de la discipline et au défi de bâtir encore ou pas dans le contexte environnemental d’aujourd’hui, il décrit trois voix possibles pour sortir de cette impasse : l’abandon, l’adaptation au système ou l’art de la résistance. On se doute que seul le dernier lui semble susceptible d’envisager un monde qui soit encore habitable, une manière opportune d’équilibrer une posture dont le radicalisme pourrait rebuter. EC
  • Face aux limites planétaires, en finir avec la construction neuve irraisonnée

    Aussi provocatrice qu’elle puisse sembler, cette question conjecture au contraire une hypothèse qui pourrait s’imposer plus rapidement que les architectes ne l’imaginent. Ne plus construire – au sens ne pas construire ex nihilo – n’est pas synonyme d’immobilisme. La transformation de l’existant est une alternative à la démolition mais également à la construction neuve. Le potentiel d’action est immense sachant qu’environ 80 % du parc immobilier de 2050 est déjà sous nos yeux. Pour réhabiliter ou transformer ce patrimoine, il y aura autant, voire davantage, besoin des architectes même si leurs pratiques devront être profondément questionnées. Finalement, la question est moins de dire qu’il faut arrêter de construire que de savoir si on a encore les moyens de construire comme avant.

  • Faire de la norme un dispositif architectural - Le 206 Lafayette, Paris 10e

    Pour ce chantier complexe couronné du Prix d’architectures 10+1 cet automne, c’est une stratégie fine de transformation que DATA et Think Tank ont déployée à l’échelle d’un site très composite : le 206, rue Lafayette à Paris. Face à la diversité des systèmes constructifs existants, les architectes ont analysé chaque situation avec précision, répondant au cas par cas par un répertoire de dispositifs, dans une volonté de conserver tout ce qui pouvait l’être, sans jamais gommer l’histoire.

  • Faire de la norme un dispositif architectural - Le 206 Lafayette, Paris 10e

    Pour ce chantier complexe couronné du Prix d’architectures 10+1 cet automne, c’est une stratégie fine de transformation que DATA et Think Tank ont déployée à l’échelle d’un site très composite : le 206, rue Lafayette à Paris. Face à la diversité des systèmes constructifs existants, les architectes ont analysé chaque situation avec précision, répondant au cas par cas par un répertoire de dispositifs, dans une volonté de conserver tout ce qui pouvait l’être, sans jamais gommer l’histoire.

  • Faut-il arrêter de construire ?

    Moins radicale qu’elle puisse paraître, l’hypothèse d’un arrêt de la construction neuve est surtout une invitation à développer d’autres manières de bâtir, à commencer par la réhabilitation, qui pourrait prochainement être incluse dans la loi de 1977 sur l’architecture. Affirmer que la transformation est d’utilité publique, c’est redonner toute leur place aux architectes et rassurer ceux qui s’effraient d’une disparition de la profession. Nous avons donné la parole à deux auteurs assumant leur militantisme, au risque parfois de se voir reprocher de cliver le débat : Charlotte Malterre-Barthes, une des premières voix à prôner publiquement l’arrêt de la construction neuve à travers un moratoire qu’elle a initié en 2021, et Mathias Rollot qui, à travers trois scénarios, questionne le devenir de la discipline à l’aune de l’Anthropocène. Parce que ce dossier soulève la nécessité de conserver et de réutiliser ce qui est déjà là plutôt que de bâtir sans compter, nous y avons rassemblé quatre réalisations et autant de stratégies fines de transformation du patrimoine ordinaire. Mais aussi un cas d’école, qui montre qu’une agence d’architecture peut être sanctionnée pour avoir choisi de ne pas démolir.