Fin de matinée, j’ai rendez-vous avec Philippe Prost dans son agence rue d’Uzès. Une voie homogène bordée d’immeubles industriels aux façades en pierre, tous construits en très peu de temps à la fin du XIXe siècle sur l’emplacement de l’hôtel d’Uzès de Claude-Nicolas Ledoux, détruit en 1870. Aucune circulation. Il règne ici la même ambiance qu’avant le départ des éditions du Moniteur, en 2015 qui en faisait un lieu incontournable des professionnels du bâtiment : de jeunes employées de bureau en pause, parfois assises sur les pas des portes discutent et rient en fumant ou en buvant du café dans des gobelets en carton, comme dans un grand salon à ciel ouvert…
Je traverse le hall du 11 et je monte au troisième étage où m’attend le Grand Prix national de l’architecture 2022, encore tout excité par l’ouverture récente de la grande exposition monographique qui lui est consacrée et qui vient en partie occuper la Galerie des moulages de la Cité de l’architecture et du patrimoine.