La Fabrique de l’École des beaux-arts à Paris, Anne Debarre et Maxime Decommer, ENSBA.
23 x 21 cm, 384 p., 39 euros.
Ce pavé sur « les beaux-arts » traite le sujet du XVIIIe siècle à nos jours avec un luxe de documents d’archives souvent inédits. Par-delà cette richesse iconographique (dessins d’architecture, gravures, photographies anciennes et reportages contemporains), il a deux principales originalités : si une étape clé de la composition est l’intervention magistrale de Félix Duban avec le Palais des études au cœur de l’ensemble, le livre rend compte des édifices majeurs mais aussi de l’ensemble du site, en illustrant les projets des plus ambitieux aux plus prosaïques (entretien et adaptations mineures des bâtiments existants, locaux annexes plus ou moins provisoires), certaines de ses propositions, dénichées aux Archives nationales, étant presque inconnues. Deuxièmement, l’histoire architecturale est finement tressée avec la vie aux Beaux-Arts, de son folklore estudiantin à son enseignement, le rituel des concours des prix de Rome en loges faisant place à l’occupation des lieux en Mai 1968.