La 39e édition du CERSAIE 2022 – le principal salon international pour le monde de la céramique, de la salle de bains, de l’architecture d’intérieur et du design, qui s’est tenu à Bologne en septembre dernier –, avait pour fil rouge la durabilité, la terre et la nature. Parmi les nombreuses nouveautés présentées cette année dans le secteur de la céramique, on trouve des couleurs chaudes et naturelles de la terre et des textures brillantes, futuristes et métalliques ; du minimalisme des tons neutres mélangés avec d’autres matériaux pour une offre de plus en plus amplifiée, permettant aux concepteurs un choix presque infini de couleurs, de matériaux et de finitions. Le potentiel du secteur de la céramique (mais pas seulement), ouvre la voie à des solutions innovantes : il est désormais possible de combiner différents matériaux, comme le métal, le verre ou le bois, mais aussi de travailler le potentiel de joints colorés contrastant avec la céramique. Les idées pour expérimenter de nouvelles tendances, ou créer un style précis – qu’il soit traditionnel ou contemporain – n’ont pas de limites.
Le défi durable du secteur de la céramique
Le grand retour des thèmes naturels dans le monde de la céramique est certainement l’aspect le plus marquant de cette année, du moins en ce qui concerne les surfaces, les couleurs, les motifs et les tendances. Le bois, les feuilles, les fleurs et la terre sont apparus sur les carreaux de nombreux nouveaux produits, influençant les modes d’habiter, offrant de nouvelles idées aux architectes et designers. Mais au-delà de l’optimisme que génère tout salon, que se passe-t-il en coulisses, au-delà de la surface, derrière les murs et les dalles des salles de bains et des cuisines ? On aurait tort de se soustraire à un regard critique sur ce qui se cache derrière l’industrie. Les coûts de l’énergie et le prix des ressources ont explosé. À la forte influence du conflit russo-ukrainien sur l’approvisionnement de l’Europe en gaz naturel s’ajoute depuis deux ans un ralentissement des ventes dû à la pandémie. On sait que la céramique est l’un des segments les plus énergivores des secteurs du bâtiment car elle repose sur des fours à haute température. Il est donc nécessaire de comprendre et d’analyser ce qui est fait concrètement, au niveau institutionnel et de la production, pour maintenir le cap de la durabilité, en mettant l’accent sur le cycle de vie et la longue durée de vie des matériaux de revêtement. (...)$##$ La question clé concerne les ressources n (...)Pour lire l’article, commandez votre magazine sur notre boutique en ligne