En lisière du bois du Cerf-Volant, près de la gare de Versailles-Chantiers, l’agence ADT a réalisé une extension des bureaux de l’Office national des forêts, qui comptait parmi les 33 projets présélectionnés pour le prix de la critique d’architectures 2025. En rupture avec la tradition d’une architecture de bois bien charpentée, Nicolas Delalande et Sébastien Tabourin confèrent à cet édifice une forme énigmatique et atectonique de blockhaus, comme enchâssé dans la pente.
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Maître d’ouvrage : Office national des forêts, agence Île-de-France Ouest Maîtres d’œuvre : ADT, Atelier Delalande Tabourin, Nicolas Delalande chef de projet Entreprises : Nebbia paysage & territoire (paysagistes), I+A Laboratoire des structures (structure) ; B52 (thermique) ; Sobema (terrassements-VRD-gros œuvre) ; Paris Charpente (charpente bois, bardage, toiture, terrasse bois) ; Repisol (étanchéité-couverture) ; Krown, (menuiseries extérieures aluminium) ; Pro Design (menuiseries intérieures-serrurerie-clôture) ; Les peintures parisiennes (revêtement des sols souples) ; Michel Perret (plomberie-chauffage bois-VMC-climatisation) ; Planet Energy Concept, (électricité) ; Eksio (espaces verts et revêtement de sols extérieurs), Ecallard – E2 (économistes) Surface : 180 m2 Programme : Bureaux, services, cafeteria Coût : économistes : 800 000 euros HT (compris paysage et mur soutènement) Livraison : Fin 2024 |
La voie de chemin de fer qui relie Versailles à Saint-Cyr-l’École est bordée par de multiples fragments forestiers qui résistent à l’urbanisation, coincés entre l’infrastructure ferroviaire et la nationale 12, plus au sud. Depuis la porte Saint-Martin, un petit parking donne accès à un sentier de randonnée qui conduit vers Rambouillet à travers villes et forêts. C’est ici qu’une vieille bâtisse, désormais rénovée, accueille les services de l’ONF chargés de la gestion de la forêt domaniale de Versailles. Le projet la complète d’une extension de 180 m2 réalisée fin 2024 pour accueillir cinq bureaux supplémentaires ainsi qu’une salle de réunion et leurs fonctions attachées. De plain-pied avec l’existant, ces nouvelles surfaces sont construites dans l’ancienne cour déjà délimitée à l’est par un mur de limite de propriété en meulière et au sud par un muret bas qui arrête le talus forestier. Un troisième mur, fait de gabions modernes, forme soutènement contre la route forestière de Sébaque et referme désormais l’enclos du projet. En plan-masse, l’orientation à 45° entre l’existant et l’extension dessine habilement un petit parvis triangulaire d’entrée ainsi qu’une courette commune aux deux bâtiments, de l’autre côté de la galerie de liaison. La difficulté d’un quasi-contact de la façade neuve sur l’angle sud-est de l’existant est réglée par une douce paroi courbe qui marque l’entrée de l’extension. (...)