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Comment imaginer une extension importante à l’intérieur d’un îlot déjà saturé de constructions ? C’est à cette question qu’ont été confrontées les équipes sélectionnées pour l’extension de l’hôtel de ville de Firminy, comprenant de nouveaux locaux pour les services municipaux mais une aussi une médiathèque et des archives, des équipements réclamant une grande ouverture sur la ville.

 

Firminy, une ancienne cité minière et industrielle installée à environ 500 mètres d’altitude en bordure de la partie orientale du massif du Forez. Elle a trouvé son apogée au XIXe siècle grâce à l’exploitation intensive des gisements de houille enfouis dans son sous-sol. Mais ses puits devenus peu rentables ont fermé dès la fin de la Première Guerre mondiale puis, dans les années 1970, ses aciéries et ses forges ont progressivement cessé leur production. Sous la ville en déclin gisent encore les grandes nappes de charbon qui ont fait son âge d’or et qui portent des noms familiers transmis oralement de génération en génération.

Mais cette commune du Massif central est surtout connue pour Firminy-Vert, un fragment de cité idéale conçu par Le Corbusier pour instaurer autour du sport et des exercices physiques une autre relation à la nature. Appelé en 1954 par Eugène Claudius-Petit, devenu maire après avoir été ministre de la Reconstruction, l’architecte a construit un stade d’athlétisme à l’entrée de la ville, entouré d’édifices emblématiques : la maison de la culture postée sur la falaise artificielle d’une ancienne carrière, l’église Saint-Pierre (commencée en 1970, cinq ans après sa mort, et terminée par José Oubrerie en 2006) et la piscine réalisée par André Wogenscky. Cette acropole sportive a été complétée plus loin par une seule cité radieuse sur les trois projetées, dressée sur les pentes d’une colline abondamment plantée pour esquisser une ville verticale.  (...)

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