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Ci-dessus : Écoquartier, étude de revitalisation de la commune et centre technique municipal,Meys (69)

D’a : Votre premier souvenir d’architecture ?
Frédéric Babe : Le documentaire My Architect de Nathaniel Kahn, le fils de Louis Kahn, sur le travail de son père, sorti en 2003.
Loïc Parmentier : Les premiers travaux de réhabilitation lourde d’une maison de bourg dans le cadre familial, à l’âge de 14 ans.

D’a : Que sont devenus vos rêves d’étudiant ?
Réconcilier les architectes et la société reste toujours un rêve à réaliser.

D’a : À quoi sert l’architecture ?
À dépasser l’acte de construire seul en faisant intelligemment synthèse.

D’a : Quelle est la qualité essentielle pour un architecte ?
Avoir une approche transcalaire.

D’a : Quel est le pire défaut chez un architecte ?
L’ego.

D’a : Quel est le vôtre ?
Vouloir aller trop vite parfois.

D’a : Quel est le pire cauchemar pour un architecte ?
Ne plus pouvoir expérimenter.

Larodde 01Aménagement d’une rampe de mise à l’eau et construction de quatre gîtes de pêche à Larodde (63) © Benoit Alazard

D’a : Quelle est la commande à laquelle vous rêvez le plus ?
F. B. : Être maître d’ouvrage et maître d’œuvre.
L. P. : Une commande impliquant une démarche longue et globale, qui fasse sens dans le temps.

D’a : Quels architectes admirez-vous le plus ?
Scarpa, Siza, Aalto, Zumthor, Murcutt, Utzon, Kéré, Lacaton & Vassal.

D’a : Quelle est l’œuvre construite que vous préférez ?
F. B. : Monte Carasso de Luigi Snozzi.
L. P. : La piscine de Siza à Porto, les sols de Pikionis à Athènes.

D’a : Citez un ou plusieurs architectes que vous trouvez surfaits.
Ah, question piège ! Nous sommes moins sensibles aux architectures de la démesure, dispendieuses et non situées, qui répondent à des effets de mode.

D’a : Une œuvre artistique a-t-elle plus particulièrement influencé votre travail ?
F. B. : Visages, Villages, le documentaire d’Agnès Varda et JR.
L. P. : La France de Raymond Depardon ou Profils paysans, et L’Atlas des régions naturelles de Nelly Monnier et d’Éric Tabuchi.

D’a : Quel est le dernier livre qui vous a marqué ?
F. B. : Patrimoine Commun d’Alexandre Chemetoff.
L. P. : Durer de Pierre Caye et Horizons climatiques d’Iris-Amata Dion et Xavier Henrion.

D’a : Qu’emmèneriez-vous sur une île déserte ?
F. B. : Une canne à pêche.
L. P. : Ma famille.

D’a : Votre ville préférée ?
F. B. : Les villes intermédiaires à taille humaine.
L. P. : Montrottier ? Saint-Étienne, car c’est une métropole populaire.

D’a : Le métier d’architecte est-il enviable en 2024 ?
Oui, car il est ancré dans des évolutions concrètes et palpables au quotidien.

D’a : Si vous n’étiez pas architecte, qu’auriez-vous aimé faire ?
F. B. : Un métier en rapport avec le sport.
L. P. : Charpentier, menuisier ou reporter-photographe pour le magazine Géo.

D’a : Que défendez-vous ?
Une pratique d’échanges accessible, disponible, soucieuse des ressources et des changements de paradigme actuels, au service du territoire.