Copyright : © Aitor Ortiz

En 2021, l’Évian Resort a initié des travaux d’envergure confié à l’architecte Philippe Prost et son cabinet AAPP afin de retrouver le rayonnement et la splendeur du casino d’origine. Victor Vieillard, concepteur lumière chez Studio By Night, revient sur les enjeux de la mise en lumière de la nouvelle façade.

 

Maître d’ouvrage : Mairie de Carantec

Maîtres d’œuvre : Jean-François Madec (architecte mandataire), Alexis Joubert (architecte associé), Armor Économie (économiste), Become 29 (ingénierie fluides), Technistructure (BET structure)

Entreprises : Dilasser (charpente bois, bardage et serrurerie), Guivarch Plafonds (plafonds acoustiques), Miroiterie 4M (menuiseries extérieures), Chapalain (ventilation, plomberie, sanitaires), Lautech (électricité)

Surface : 1 300 m2

Coût : 1,24 million d’euros HT

Livraison : 2025

 

C’est en 1886 que la mairie et la Société des Eaux décident de construire un véritable casino. La demeure du baron de Blonay n’étant pas assez vaste, on y annexe le château de Drée, mitoyen à l’ouest. En 1911, le château de Blonay est démoli et l’architecte Jean-Albert Hébrard y fait construire un bâtiment à l’identité architecturale forte, surplombé d’un dôme d’inspiration byzantine. Le casino d’Évian est inauguré le 23 juin 1912. Plus d’un siècle après, les travaux de restauration d’une majeure partie de l’établissement s’achèvent (en 2024), rendant toute sa lisibilité à la façade de ce bâtiment emblématique d’Évian.

Une lumière chaude et douce sur un voile de béton

Philippe Prost souhaitait « renouer le dialogue entre architecture et paysage et retrouver cette résonance si particulière entre la coupole et l’horizon. Il fallait donc, explique-t-il, d’abord débarrasser le casino des ajouts qui l’ont progressivement dénaturé, lui faisant perdre son caractère tout à la fois spectaculaire et élégant. Il fallait ensuite déployer avec force une architecture contemporaine pour mieux révéler son architecture patrimoniale. Ainsi m’est venue l’idée, pour ouvrir le casino sur la ville et au-delà sur le lac, d’une façade entièrement vitrée s’incurvant telle une onde limpide et transparente appelant à elle le public pour mieux l’accueillir et le guider. Ce socle transparent met en apesanteur la grande verrière, la coupole semblant alors entrer en lévitation. La salle haute émerge au centre de la coupole culminant à près de 25 mètres ; sa base dentelée de fenêtres joue sur un décor peint en vert et or ».

« Afin de conserver la finesse de la casquette, détaille Victor Vieillard, concepteur lumière chez Studio By Night, nous avons pris le parti de l’éclairer à l’aide d’encastrés de sol qui viennent souligner délicatement la courbe du béton d’une lumière chaude en 2 700 K, partant de l’extérieur et portant le regard vers l’intérieur, juste derrière les portes vitrées. » (...)

Pour lire l’article, commandez votre magazine sur notre boutique en ligne