Copyright : © Vincent Muracciole

Situé au cœur du nouvel écoquartier de l’Arsenal à Rueil-Malmaison, Mon Nuage s’impose comme l’une des signatures architecturales majeures du programme High Garden, conçu par l’agence Hamonic + Masson & Associés, lauréate en 2019 du concours international « Inventons la Métropole du Grand Paris 2 ». Bâtiment sur pilotis au profil presque irréel, l’ouvrage intrigue autant qu’il séduit : suspendu au-dessus du sol, habillé de 3 240 tubes en acier et d’une peau en composite d’aluminium, il semble flotter dans l’air, à la manière d’une forme organique dont les contours varient en fonction de la lumière. L’identité nocturne singulière, faite de scintillements et de couleurs de pierres précieuses, a été imaginée par l’agence Concepto.

 

Maîtrise d’ouvrage : Woodeum x Pitch Immobilier

Architecte : Hamonic + Masson & Associés

Conception lumière : Concepto, avec Maëlle Tertrais cheffe de projet, assistée de Maxime Brunois

Réglettes : Ambiance lumière – Programmation : Lumières Utiles

Urbaniste : MBE Atelier  – Paysagiste : A+R Paysages – Aménageur : SPL Rueil Aménagement

BET : Vizea (environnement), Cetrac (OPC), Bollinger+Grohmann (structure, façade)

 

Monté sur pilotis, le bâtiment abrite un restaurant entièrement vitré ainsi qu’un bar en rooftop. Tous deux offrent une vue panoramique d’une rare générosité : vers le quartier jardin conçu autour de l’Arsenal, mais aussi vers le mont Valérien, la forêt domaniale de la Malmaison, la Halle gourmande ou encore la future gare de la ligne 15 du Grand Paris Express, à quelques pas seulement. Par intermittence, une brume légère se déploie depuis la partie inférieure de la structure grâce à un système de buses intégrées ; en s’élevant, cette vapeur d’eau dessine comme un îlot rafraîchissant autour du bâtiment. Un dispositif technique permet d’habiller le nuage de lumières vaporeuses.

Pour Sara Castagné, conceptrice lumière au sein de l’agence Concepto, « le projet devait répondre à deux enjeux nocturnes a priori contradictoires : accompagner les usages humains et la vie du quartier, tout en limitant au maximum la pollution lumineuse pour préserver la biodiversité locale. Une programmation calendaire détaillée a donc été élaborée, rythmant les effets lumineux selon les heures, les saisons et les cycles d’activité de la faune. Nous avons proposé un choix de spectres lumineux tenant compte des activités saisonnières de la biodiversité sur un principe de réciprocité qui partage l’année en deux périodes : une partie de l’année est pensée comme “biodiversity-friendly”, privilégiant les besoins du vivant, tandis que l’autre est davantage “human-friendly”, répondant aux usages festifs, sociaux ou événementiels. » (...)

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