Que ce soit au comptoir, dans les écoles, les Maisons de l’architecture, les CAUE, les instances ordinales ou dans la presse architecturale, rarement la dimension politique de l’architecture n’aura été aussi présente dans les débats. Certes, la pratique de l’architecture est a priori indissociablement liée au principe de l’intérêt public, ne serait-ce que légalement, mais on sait que ce n’est malheureusement pas toujours le cas – il faut d’ailleurs reconnaître que quelques chefs-d’œuvre sont totalement dépourvus de cette vertu. Mais si, comme nous avons l’ingénuité de le croire, l’architecture peut quelque chose pour rendre le monde meilleur, elle peut difficilement le faire sans engager un dialogue avec ceux qui vont la vivre.