(7/9) « On peut sortir des projets viables économiquement, sans renoncer à la qualité architecturale et urbaine », entretien avec Juliette Berthon

Rédigé par Cyrille VÉRAN
Publié le 29/08/2022

Dossier réalisé par Cyrille VÉRAN
Dossier publié dans le d'A n°301

Foncière spécialisée en logistique urbaine, Sogaris s’emploie depuis sa création en 1960 à optimiser le transport des marchandises vers la capitale et à minimiser ses nuisances. Face à l’envolée du e-commerce et son corollaire, l’amplification problématique des livraisons non-organisées, le groupe s’est engagé ces dernières années à renouveler les infrastructures logistiques et en créer de nouvelles, sur mesure, pour s’insérer au chausse-pied dans la densité des villes.

D’A : Comment caractérisez-vous la logistique urbaine ?

On assimile souvent la logistique urbaine à celle du dernier kilomètre mais c’est une échelle théorique. Une définition plus juste est cette étape de la logistique correspon­dant à l’organisation de la distribution urbaine au sein de territoires denses et qui nécessite de trouver des réponses adaptées en termes de flux et d’espaces. La démarche portée par Sogaris et d’autres acteurs, objec­tivée par l’association Afilog ou par l’Apur, consiste à démontrer que l’immobilier de la logistique urbaine peut prendre des formes très diverses. Par exemple la plate­forme urbaine en entrée d’agglomération ou l’hôtel logistique, un modèle hybride et plus vertical pour accueillir une mixité des fonctions ; ce sont aussi les espaces urbains de distribution incrustés en pieds d’im­meubles, en sous-­sols ou dans des délaissés, ou encore les espaces de livraison de proxi­mité qui prennent la forme de points relais, conciergeries, consignes, etc. Comment la logistique peut­-elle s’imbriquer dans les tissus urbains à desservir? C’est là tout l’enjeu. Les défis urbains et architecturaux ne sont pas les mêmes selon les échelles. Cette terminologie en matière d’immo­bilier ne résume pas toutefois la grande diversité des secteurs qui relèvent de la logistique urbaine – artisanat, commerce, santé, transport, etc. – et qui appellent des modèles d’organisation différents. Nous devons donc être en mesure de concevoir des surfaces capables de s’adapter à toutes ces activités économiques et à leurs besoins hétérogènes tout en conciliant leur intégra­tion urbaine. 


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