Retours d’expérience : le travail distribué en questions 

Rédigé par Karine DANA
Publié le 01/06/2021

Dossier réalisé par Karine DANA
Dossier publié dans le d'A n°290

Face au choix difficile de passer entièrement en distanciel ou de revenir au temps du travail quotidien dans un bureau commun, la plupart des entreprises cherchent aujourd’hui un compromis durable à travers le modèle hybride. Comment ce changement de paradigme provoqué par la pandémie impactera-t-il les entreprises et les organisations à moyen et à long terme ? Voici la principale question explorée lors d’une Vitra session, le 11 mars dernier, à l’occasion d’un colloque très ouvert qui a permis d’approcher les enjeux cruciaux et complexes que représente aujourd’hui le travail suivant ce « modèle hybride ». Nous retranscrivons ici les échanges qui nous ont paru essentiels entre Nora Fehlbaum (PDG de Vitra), Dr Antje von Dewitz (PDG de l’entreprise outdoor Vaude) et Gianpiero Petriglieri (professeur en comportement organisationnel à l’INSEAD), modérateur de la conversation. 

Gianpiero Petriglieri : La récente expérience du travail à distance – que certaines entreprises avaient déjà bien intégrée avant la pandémie – nous force tous à réfléchir aux manières de collaborer. Que nous y soyons contraints ou non, le mode de travail « distribué », entre le bureau et la maison, continuera d’opérer. Néanmoins, ce principe est controversé. Certains détracteurs du modèle à domicile disent qu’il risque d’y avoir un grand effet d’isolement pour les travailleurs, de déconnexion voire d’oppression à cause des outils de contrôle numérique. D’autres se montrent plus positifs et disent que le télétravail peut être assez libérateur et valorisant et qu’il peut contribuer à une plus grande flexibilité pour des personnes qui se sentent peut-être limitées par l’environnement traditionnel. Ceci nous conduit donc à une question : que pouvons-nous faire pour nous assurer que cette transition nous mène à une vie professionnelle plus humaine et plus viable, sans que la productivité, l’efficacité et le lien social que nous connaissons comme des valeurs de bureau n’en souffrent. Ne regardons pas en arrière. Projetons-nous dans six, douze, dix-huit mois. Il est à espérer qu’il y aura beaucoup plus de liberté et de possibilités de choisir, mais un certain degré de travail distribué restera la norme. Qu’est-ce que cela signifie dans la pratique ? Qu’est-ce qui change ? En quoi la vie professionnelle des collaborateurs change-t-elle ? 

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